Droits de l’homme: le Sri Lanka face à ses crimes

Parmi les problèmes politiques actuels du Sri Lanka, il y a la nécessité de se confronter aux crimes de guerre et aux violations des droits de l’homme.

Après la guerre civile, qui a duré plus de vingt ans et a pris fin en mai 2009 avec la mort du chef du mouvement des Tigres de libération de l’Îlam Tamoul (LTTE), la violence s’est poursuivie dans ce pays.

Une commission d’enquête, nommée par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, a publié l’année dernière un rapport détaillé dans lequel elle estime à 5 761 le nombre de personnes disparues sous le gouvernement actuel. En réponse, le gouvernement de Colombo a désigné sa propre commission d’enquête, qui a publié, en novembre 2011, un rapport intitulé : « Leçons apprises et commission de réconciliation ».

Des diplomates américains, se sont rendus début mars au Sri Lanka et ont déclaré, lors d’une conférence de presse que ce rapport de Colombo devrait être mis en œuvre. Ils ont ajouté que s’il n’est pas exécuté, les États-Unis soutiendront le Conseil des droits de l’homme en dénonçant le pays. Ce Conseil des Nations Unies se réunie jusqu’au 23 mars.

A cause de l’instabilité après de la fin de la guerre civile, de nombreux journalistes Sri lankais ont été contraints de quitter leur pays. Lasantha Wickramathunga, rédacteur du Sunday Leader a été assassiné en janvier 2009. Le dessinateur Prageeth Ekneligoda a disparu depuis 2009. La répression contre la liberté de presse aujourd’hui se poursuit.

Priyanka S.Wijesinghe

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