Se remémorer l’abolition de l’esclavage

Par l’instauration de la « Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage », les Français montrent qu’ils se souviennent de la Traite des noirs, mieux ils ne l’oublient pas.

Il y a quelques siècles, l’Homme était un loup pour l’Homme. La  » bêtise humaine » avait conduit à la Traite des noirs. Période sombre et tragique de l’histoire de l’Humanité où des hommes revendaient leurs semblables comme de vulgaires bêtes. Par cette journée nationale, le souvenir des victimes de la Traite des noirs est intact.

La commémoration de la journée du 10 mai est une conséquence de la loi Taubira, un texte inédit adopté en 2001, par le Sénat. Par cette initiative, la France reconnaît l’esclavage comme « un crime contre l’Humanité ».

Cette journée nationale a été célébrée pour la première fois en 2006 à Soissons en Picardie, par l’ancien Président de la République française, Jacques Chirac. Le Maire de Soissons, Patrick Day ont organisé plusieurs activités autour de la projection d’un documentaire et de débats. La journée avait connu alors un succès retentissant. Seul bémol et pas des moindres : à ce moment là, la journée nationale n’était pas célébrée par le reste des Français. Le mouvement n’était au final pas si national que cela.

La division ne s’arrête pas là, pour des raisons historiques, le 10 mai n’est pas la date de commémoration de l’abolition de l’esclavage dans départements d’Outre Mer. Cela va plus loin, chaque collectivité a sa propre date pour ne jamais oublier. Par ce procédé, sans doute involontaire, il sera difficile de faire semblant de ne pas connaître les crimes commis sous le nom polissé de « commerce triangulaire ».

Mamadou Saliou Diallo

 

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