Azerbaïdjan, la liberté de la presse n’attend pas le 3 mai

La journée mondiale de la presse est traditionnellement célébrée le 3 mai, pourtant en Azerbaïdjan, cette commémoration est fixée au 20 avril. A cette occasion, une vingtaine de manifestants se sont mobilisés ce mercredi, vers treize heures devant l’ambassade azerbaïdjanaise.

Un seul mot d’ordre pour les garants de la liberté de la presse, exilés à Paris : « Libérez Eynulla Fatullayev ». Ce journaliste est en prison depuis 2007, pour avoir critiqué l’Etat et l’armée. Une condamnation critiquée par Agil Khalil, journaliste et ancien résident de la Maison des journalistes. A travers l’organisation de cette manifestation, pour Agil Khalil, l’objectif est d’alerter l’opinion publique sur la nécessité de rester attentif au respect de la liberté de la presse. Des portraits du journaliste emprisonné sont brandis par les manifestants.

Devant le rassemblement, des agents de police pressent le groupe de s’éloigner de l’ambassade. Malgré ce déplacement forcé sur le trottoir, juste à côté du bâtiment, les manifestants continuent de montrer les photos collées sur des écriteaux. Ces images montrent la violence des exactions commises à l’encontre des journalistes en Azerbaïdjan.

Au final, ce rassemblement est une réussite. Une manifestation pacifique, organisée et rythmée par un discours. Le message est simple : l’important ici n’est pas de savoir le nombre de manifestants, mais d’attirer l’attention sur Fatullayev, et de continuer le combat pour sa liberté. Tout un symbole. Avant de se disperser, le groupe a pu laisser une lettre adressée à l’Ambassade pour demander plus de liberté. Une revendication indispensable partout, car la liberté d’expression n’est jamais un acquis. Une raison suffisante pour rester vigilant.

Grégory Valdespino

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