De la démocratie en Azerbaïdjan…. en mémoire du journaliste : Elmar Huseynov

Il y a 6 ans, jour pour jour, ce journaliste azerbaïdjanais a été tué. Connu pour ses vives critiques contre le pouvoir, Elmar Huseynov est mort à Baku en Azerbaïdjan. Son indépendance et son engagement pour la liberté de la presse l’a amené à vivre sous la menace.

L’opposition apparait comme l’ombre du pouvoir dans les pays démocratiques. En opprimant l’opposition, le pouvoir tue d’office la liberté d’expression. D’après Montesquieu, « pour savoir si la démocratie existe réellement dans un pays, il suffit de regarder comment le pouvoir est réparti. Si les pouvoirs ne sont pas séparés, cela signifie que dans ce pays, le juge est la dictature et l’injustice ». En Azerbaïdjan, le pouvoir est justement concentré dans un parti unique.
Dans ces conditions, on ne pourra jamais construire une société ouverte sur le monde. Sans transparence, on ne saura pas où les revenus du pays partent. Impossible de parler d’une amélioration du niveau de vie malgré les milliards de dollars provenant du pétrole.
Dans une telle société, l’économie du pays repose entre les mais d’une poignée de personnes, une force obscure. Cette oligarchie n’hésite pas à vanter la démocratie en Azerbaïdjan mais en apparence seulement.

En réalité, le pouvoir azerbaïdjanais n’a pas su respecter ses engagements envers le Conseil de l’Europe. Pire, ce pouvoir lutte contre une distribution plus équitable des revenus du pays. Il ne tient pas compte de la modernisation et du développement du pays. Et ne parlons pas des droits des citoyens qui sont bafoués.
Le shéma est simple : le pouvoir ne protège que son propre capital. Toute initiative politique innovante dans la gestion des finances relève du miracle. Le pouvoir va plus loin en usant de la terreur pour faire taire des journalistes.

Voilà le climat en Azerbaïdjan à l’encontre des journalistes indépendants et intègres. Ils prennent à cœur leur mission d’informer la population et deviennent une cible du pouvoir. A ce jour, de nombreux journalistes croupissent dans les prisons du pays.
Sans liberté de la presse, point de démocratie. Or, par exemple, aucune chaine de télévision en Azerbaïdjan ne diffuse les émissions de l’opposition. Les chaines actuelles vouent un véritable culte autour de la personnalité du Président. Par conséquent, il est moins facile d’informer la population, notamment dans les régions éloignées de la capitale, où l’ignorance des droits des citoyens est répandue.

Selon les rapports des organisations de défense des droits de l’Homme, l’Azerbaïdjan fait partie des pays qui étouffent les libertés des citoyens. Les droits fondamentaux de l’Homme sont malmenés. Encore faut-il que la communauté internationale soutienne l’Azerbaïdjan dans sa lutte pour la démocratie et contre toute forme d’injustice.

Ulker SULEYMANOVA, journaliste azerbaïdjanaise

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